La violence verbale ne laisse pas de trace sur le corps, mais elle détruit tout autant.


En effet, c’est comme un coup de poing, qui nous coupe le souffle, que l’on ressent, en tant que lecteur, dès la première manifestation de violence verbale, d’Aurélien.
Alors que tout semble paisible, la petite famille réunie autour d’une table, dans une maison à la campagne, les mots sortent comme des couteaux :
- « …tu ferais mieux de fermer ta gueule salope, avant que je la réduise en miette ... »


Tout au long de ce roman la menace gronde, créant ainsi un climat hostile et électrique, mais l’amour est également présent, avec les attentions et les marques d’affection qu’Aurélien sait distiller.
Cette technique ou attitude, selon plusieurs psychiatres, est très fréquente chez ce type d’agresseur. Elle sème le doute et renforce la domination.
Amélie Cordonnier veut nous montrer qu’il n’est pas si facile de Trancher.

Si vous avez envie d'en parler avec elle, je vous rappelle qu'Amélie Cordonnier nous fera l'honneur de sa visite à la médiathèque de carquefou le samedi 6 Avril à 14h.

Revenons sur ce douloureux sujet, qui occupe l'actualité depuis quelques années et détruit la vie de millions de femmes.


Les violences faites aux femmes peuvent avoir lieu dans tous les domaines de la vie : travail, couple, famille, école, rue, milieu hospitalier, transports. Elles peuvent revêtir plusieurs formes : violences physiques, psychologiques, économiques, administratives, verbales, et être exercées ponctuellement ou sur des périodes très longues.


Des nombreuses associations existent pour aider ces femmes, mais les chiffres sont là :

lettre 13

La violence verbale fait partie intégrante de ces violences domestiques, malheureusement elle est mal reconnue, peu traitée, et pourtant existe bien et fait des ravages.


Voici un extrait d’article à propos de la loi concernant les violences verbales :
« Ce que dit la loi : Il n’existe pas de qualification juridique pour les violences verbales. Elles font malgré tout partie des atteintes à l’intégrité de la personne, au même titre que les autres formes de violence. Déposer une plainte est donc toujours possible, mais il est beaucoup plus difficile de prouver les violences, a fortiori verbales, devant un tribunal. Il faut pour cela réunir des preuves (témoignages, attestations médicales…). »

 Pour en savoir plus voici un lien vers une des nombreuses pages dédiées à ce sujet.